Moi non plus je ne veux pas la séparation de mon pays, ce n’est pas parce que ce System m’arrange ou par amour à ceux qui nous ont colonisé et qui se sont enracinés chez moi. Ils étaient, ils sont et ils resteront étrangers à mes yeux ; mais plutôt par légitimité juridique, historique ou même génétique. C’est la terre qui a élevé mes ancêtres, mes parents et mes frères, c’est la terre qui a bu le sang de mes aînés et qui est apparue devant mes yeux à ma naissance.
Si je peux être un peu critique quant à la gestion hasardeuse et aléatoire de notre System politique, que ce soit sur le plan économique ou social, politique ou racial ; je dirais que nous avons vécu toutes les formes de dictature possible et imaginables : à commencer par celle du parti unique, seule culte que j’appelle le « MONO » ou celle de l’ouverture politique, liberté d’association, variété d’opinion, diversité culturelle et linguistique que j’appelle le « MULTI ».
Pour la plus part, nous avons vécu le « MONO » dans le fond et la forme (1962-1989), puis nous avons servi de cobayes pour le « MULTI » quand on avait le fond « MONO » et la forme « MULTI » (19989-2019); nous vivons le fond « MONO » a l’image de la centralisation du pouvoir politique sur Alger, la dictature dans les décisions arbitraires, la république-royaume, l’élu n’est rien face au désigné, le peuple ne décide même pas dans son sort, l’absence de la concertation et la forme du « MULTI » tels que les 60 partis politiques, les quelques centaines d’associations et d’organisations, la liberté d’expression, l’officialisation de TAMAZIGHT, les scrutins, les slogans de la république algérienne démocratique et populaire.
Je suis elle, elle est moi, elle est toi, toi, lui, lui et toi, elle est notre, nous sommes sien(e)s. l’Algérie aux Algériens avec leurs unicités, leurs déférences, leurs particularités et leurs méfiances, ce que je considère comme richesses non pas une faiblesse.
Boualem BACHA.


